L'Arboretum de Bujmbura s'est voulu de développer sur les surfaces endommagées par les constructions, l’agriculture, et le surpâturage, les 3 grands faciès botaniques du Burundi : le Tanzanien ,le Guinéen et le Zambézien (le site est trop chaud pour les essences du faciès botanique montagnard local).
Il y a en Afrique différents faciès botaniques qui ont tous en commun d’avoir en leur sain des papyraies, des phragmitaies, des forêts galeries et même des savanes qui leurs sont propre. Il y a le Zambézien, le Guinéen, le Tanzanien, le sahélo so
Il se fait que le Burundi se trouve à la croisée des 3 grands faciès botaniques et dispose en plus du faciès botanique montagnard.
Ce sont des répartitions régionales de végétation qui se classent suivant les espèces qui les composent ainsi que par leur aspect physique > tendance mycorrizique ou non, sempervivent ou caduc, hauteur de la canopée, .. d’un faciès botanique à un autre, même les termites et la forme des termitières diffèrent, idem pour les champignons .. même la robe d’un léopard zambézien n’est pas la même qu’un léopard guinéen ou qu’un léopard tanzanien. Par exemple la tendance du guinéen est le nanisme et la tendance au rouge : l’okapi, girafe guinéenne, le potamochère rouge est le suidé guinéen, idem pour les singes, éléphants, antilopes, etc. La tendance du tanzanien est le gigantisme et le noir.
La diversité du milieu permet d'affiner ce constat ? L’originalité de l’Afrique est que cette règle se vérifie partout. C’est à dire que le guinéen dispose de vastes savanes aussi mais qu’on va y retrouver ce rouge et ce nanisme. C’est pourquoi on parle de monde guinéen, zambézien, tanzanien, … Le Tanzanien et zambézien disposent aussi de vastes forêts mais avec leurs caractéristiques propre et leur type de faune propre mais toujours dans les mêmes grandes familles Africaines. Vous avez l’hippopotame pygmée guinéen, le buffle rouge (nain) guinéen, les céphalophes guinéens sont pour la plupart rouges. Pour le cas du lion, il est présent dans les paysages ouverts guinéens, tout comme il rare dans les forêts denses tanzaniennes ou zambéziennes, pour ce cas là, une seule espèce a été capable de s’imposer mono génétiquement sur tout l’espace africain. Car on s’accorde aujourd’hui à penser que les différenciations régionales observées sont récentes et dues à l’isolement récent des communautés entre elles.
Vous avez l'air d'opposer Guinéen et Tanzanien, qu'en est-il alors du Zambézien ? On peut considérer le Zambézien comme un hybride guinéo tanzanien. Bref, en Afrique vous avez les mêmes grandes familles d’animaux dans pratiquement tous les faciès botaniques sauf que l’aspect des espèces que composent ces grandes familles suivent la répartition des faciès botaniques. C’est la même histoire dans le paléarctique, vous avez des zones montagnardes qu’on pourrait grouper avec le scandinave, vous avez des steppes gigantesques, des forets de feuillus, de conifères, de forets mixtes ..
On peut donc dire que l'arboretum de Bujumbura est constitué sur la composition spécifique des 3 grands facies africains présents au burundi. Et qu'il est à l'image du Burundi, rencontre de ces trois grands facies.
Tout à fait. Cependant, je ne vous cache pas que nous avons quelques montagnards dans l’arboretum.
Nous les avons placés pour la plupart dans la forêt péri guinéenne sauf Polyscias fulva qui est un arbre de galerie de montagne. Il a besoin de beaucoup d’eau et supporte mieux la chaleur car on le retrouve souvent assez bas, dans la continuité de la galerie. On trouve aussi Polyscias fulva sur les hauteurs et même sur des terrains difficile mais toujours si la pluviométrie y est très importante.
Les autres montagnards, d’altitude raisonnable implantés ds l’arboretum : Albizia gummifera, Afrocarpus falcatus et latifolius, Dracaena afromontana. Ces arbres rencontrent les essences de basse altitude à une certaine hauteur d’où la raison de leur présence dans la galerie et/ou le guinéen. Il y a d’autres semi montagnards tels que les 2 Croton présents dans l’arboretum : Croton macrostachius et megalocarpus, il y a aussi Prunus africana, les Newtonia buchananii et hildebrandii. Il faut se dire qu’ils le sont un peu tous puisque le Burundi se trouve à une hauteur moyenne de 700 mètres d’altitude. On parle de péri guinéen car le guinéen burundais n’est déjà plus pur et a des influences à la fois montagnardes, tanzaniennes et dans une moindre mesure zambézienne.
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